Automobile en général > Comment tenter de réussir un examen pratique de la SAAQ

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  • frakelipop
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  • Coccinelle 1953
11 Octobre 2009 12:37 PM
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Il y a peu de temps, j'ai passé et réussi mon examen pratique de conduite auprès de la SAAQ. Avant celui-ci, j'ai essayé de me renseigner sur différents points importants de l'examen sur des forums tels que celui-ci, mais en vain. N'ayant pas trouvé de messages qui approfondissaient réellement le sujet, je tente ma chance ici.


Formalités

Le terme société dans ce texte est utilisé pour représenter la société d'assurance automobile du Québec (SAAQ). Les vocables tuteur et évaluateur sont respectivement utilisés pour représenter un professeur dans une école de conduite automobile et l'évaluateur officiel de la SAAQ. L'emploi du masculin au cours de ce texte n'a d'autres fins que celle de l'alléger.


Contexte

Une introduction spécifique à mon cas est de mise dans le cadre de cet article. J'ai obtenu mon permis d'apprenti-conducteur à 18 ans, suite au succès de l'examen théorique de la société. Par la suite, j'ai conduit sporadiquement sur une période de trois ans avec mes parents, à raison d'une fois par quelques mois au début, puis plusieurs fois par semaine lors des derniers mois. Du début à la fin, je me suis entêté à ne pas prendre de cours (complet, de 12 heures) de conduite pratique et d'apprendre par moi-même. J'ai toujours trouvé que ces cours n'apportent pas grand chose si ce n'est que d'habituer physiquement l'élève au véhicule et d'enseigner quelques routines bien banales.

Au cours de ces trois années, je n'ai pris que deux rendez-vous pour l'examen pratique de la société (à Laval) : je ne me suis pas pointé au premier par paresse (et j'ai dû payer 20 $ néanmoins), puis j'ai réussi le second. Je me suis décidé à passer cet examen puisque les cours de conduite obligatoires approchaient et l'idée de payer 600 $ et plus pour « apprendre à conduire » prudemment ne m'intéressait pas. Toutefois, ayant appris quelques semaines avant la date prévue du deuxième examen que l'évaluateur regarde des critères très pointus au cours du test, j'ai décidé de prendre un simple cours de deux heures avec l'école de conduite Tecnic. À l'intérieur de celles-ci, le tuteur a réussi à m'enseigner la majorité des procédures et routines que je ne connaissais pas, les deux types de stationnement (en parallèle et 90° à reculons), ainsi que certains petits détails importants pour l'évaluation officielle. Nous avons également eu le temps de parcourir un trajet typique d'évaluation à Laval. Le cours de deux heures, payé 100 $, fût très bénéfique de mon côté, mais également amplement suffisant.


La douloureuse réalité

Je m'apprête à décrire ici des évidences qui font mal, puisqu'elles ne reflètent pas certaines valeurs qui sont supposées façonner notre communauté, à savoir la justice et l'incorruptibilité. D'abord, on remarque, en essayant d'obtenir des réponses à des questions bien claires, que les systèmes en lien avec la conduite automobile au Québec ne sont pas compatibles, c'est-à-dire : la SAAQ n'est pas compatible avec Transport Québec, le service de police municipal et les règlements municipaux particuliers, les écoles de conduite ne sont pas compatibles avec la SAAQ, et, le pire de tous, les différents tuteurs à l'intérieur d'une même école de conduite ne sont pas compatibles entre eux !

Ces propositions introduisent logiquement deux éventualités : soit l'intervalle de sévérité quant aux fautes permises lors de l'évaluation pratique est plus large que chacun des intervalles particuliers aux tuteurs d'une école de conduite, ou soit les cours de conduite ne respectent pas leur second mendat de formation pour l'examen pratique de la société. La première possibilité est facile à vérifier : si deux personnes se disent compétents dans l'enseignement d'une vérité, mais qu'un dit « A » et l'autre « B », alors la vérité est probablement « A ou B ». En d'autres termes, si un tuteur de Tecnic dit à ses élèves qu'ils doivent arrêter à une ligne d'arrêt en s'assurant de la voir, et qu'un autre de la même école dit aux siens qu'ils doivent la franchir jusqu'à-ce qu'elle disparaisse, c'est probablement que l'évaluateur de la société accepte les deux (ce qui joue en notre faveur, puisqu'ils sont probablement plus « lousses » dans l'évaluation). Si ce n'est pas le cas, alors forcément qu'un des deux tuteurs a tort, et celui-ci devrait être congédié aussitôt que possible.

Mais la réalité est bien au-delà de tout ce pragmatisme fondé, ce qui m'amène à mon second point : l'examen pratique de la société est théoriquement objectif, mais pratiquement très subjectif. Sans plonger immédiatement dans les fameuses rumeurs de quotas, sachez que beaucoup de facteurs « humains » influencent votre hypothétique réussite : l'humeur général de l'évaluateur, ses valeurs, votre attitude à son égard, votre style physique, votre diction, la météo, et bien plus. Autrement dit, une bonne partie de l'examen pratique repose sur la chance ! Et oui, au Québec, une évaluation de conduite pratique est constituée d'une lotterie. C'est difficile à accepter, et évidemment que ni la SAAQ, ni chacun des évaluteurs n'accepteront de l'avouer (puisqu'en fait, la plupart ne se l'avoue pas à eux-même étant donné qu'il s'agît là d'un mécanisme social/humain bien connu des chercheurs dans le domaine). Toute cette théorie se manifeste de façon suivante : si vous « tombez » sur un évaluateur raciste (parce qu'aucun endroit n'est complètement exempt de racisme) et que vous êtes noir, vos chances de passer le test viennent de chuter considérablement. Si vous êtes une jeune fille et que l'évaluateur est sexiste, même scénario. Ce phénomène inavoué est également connu chez les juges et les jurés, ce qui est complètement paradoxal. Plusieurs thèses en travail social et en psychologie affirment que l'impartialité n'existe pas et ne peut pas exister chez l'humain. Malheureusement pour vous, l'évaluateur a toujours le bénifice du doute ! Essayez de prouver, après une évaluation, que vous avez bien regardé vos angles morts et que vous n'avez pas brûlé tel arrêt... impossible. Avec toute ma paranoïa et ma profonde conviction que la SAAQ représente une terrible conspiration, je vous conseille d'utiliser une voiture non louée lors de l'examen, puis d'y cacher quelques caméras ainsi qu'un enregistreur audio. Si vous êtes convaincu que l'évaluateur est dans le tort, ces preuves peuvent certainement s'avérer intéressantes. En fait, les évaluateurs de la SAAQ se rapprochent beaucoup des policiers municipaux en terme d'absence de jugement. Sans être la totalité, la majorité des policiers ne font qu'appliquer la loi by the book, sans être capable de porter un jugement par rapport à une situation particulière.

Maintenant, on entend également fréquemment que les évaluateurs ont des « quotas d'échec » à respecter. Un des motifs qui justifierait une telle atrocité serait l'abondance de personnel dans certaines succursales de la SAAQ : s'il y a trop d'évaluateurs, forcément qu'il doit y avoir trop de rendez-vous prévus. Comment augmenter le nombre de rendez-vous si les demandes seules ne fournissent pas ? Couler aléatoirement des candidats qui ont bien réussi leur examen, naturellement. Le corollaire de cette hypothèse démontre aussi que les succursales qui ont beaucoup trop de demande peuvent faire réussir des prétendants qui ne le méritent pas - je me considère un peu dans cette catégorie. Dans tous les cas, personne ne peut confirmer ces étranges échos... vous devez simplement accepter que l'évaluation de votre examen de conduite pratique ne sera pas uniquement fondé sur votre conduite ! C'est pour celà que vous connaissez des gens qui ont coulé la première fois, mais passé la seconde. Après deux fois, la société doit se sentir coupable et doit jouer la pédale un peu plus douce (jeu de mot) lors du test.

Bref, vous avez maintenant une bonne poignée de bonnes façons de vous déculpabiliser en cas d'échec. Si vous échouez la première fois, le hazard et les probabilités (et la société corrompue) voudront probablement que vous tombiez sur un évaluateur davantage clément la seconde fois.


Histoire de pédale de frein

Les tuteurs d'écoles de conduite et vos amis vous ont probablement déjà dit qu'aussitôt que l'évaluateur appuie sur sa pédale de frein (si vous louez une voiture munie d'une pédale double de frein), votre échec est assuré. Et bien je suis la preuve de chair et de sang que c'est faux. Mon évaluateur n'a pas appuyé une fois dessus, mais bien deux fois ! Comment vous expliquez cela ? Le fait que j'étais un « succès prévu », selon la théorie de la conspiration, serait une bonne approche au problème.

Mais en toute logique, la situation est la suivante : si l'évaluateur appuie sur sa pédale de frein, c'est qu'il craint pour sa propre vie. Généralement, craindre pour sa propre vie ne reflète pas une conduite sécuritaire. Ceci dit, l'évaluateur peut s'en servir pour vous faire réaliser quelque chose avant que vous n'alliez trop loin, sans que le danger soit immédiat. Ce fut mon cas : les deux fois où l'évaluateur a freiné le véhicule, j'étais dans le sens inverse d'une petite ruelle de stationnement, alors qu'il n'y avait aucun piéton ou véhicule à proximité. Étant complètement distrait, je n'ai pas réalisé mon erreur les deux fois et il s'est servi de ladite pédale pour me la faire comprendre. Maintenant, si l'évaluateur freine pour éviter une collision latérale avec une voiture familiale remplie d'enfants et de femmes enceintes, je vous souhaite d'échouer l'examen !


Trucs importants pour essayer de réussir l'examen

Je présente ici les points les plus importants pour l'examen pratique. La plupart viennent du cours de deux heures avec Tecnic que j'ai eu. D'autres viennent de différents faits que j'ai entendus ici et là.

Soyez assez sympathique, mais pas téteux : serrez la main de l'évaluateur, souriez, soyez poli, essayez de le faire rigoler de façon indirecte, mais ne tombez pas dans l'excès en le bombardant de questions non pertinentes ou en essayant de le flatter. Par exemple, s'il vous dit que vous n'avez pas besoin de faire l'inspection extérieure du véhicule, n'insistez pas pour lui prouver que vous savez comment : il s'en balance. Essayez de saisir son humeur, à savoir, par exemple, s'il est fatigué de sa journée et qu'il ne veut à ce moment pas s'éterniser dans les détails. J'attribue une bonne partie de ma réussite à la microrelation que j'ai tissée avec l'évaluateur à l'intérieur même de 5 minutes ; il m'appelait déjà par mon surnom et il y avait une certaine chimie, substantielle. C'est avec ce premier contact, les premières quatre minutes, qu'on fait bon usage de l'aspect humain de l'évaluation.

Vérification extérieure du véhicule : spécifiez à l'évaluateur que vous allez d'abord vérifier l'extérieur du véhicule avant de prendre place à l'intérieur. Promenez-vous alors autour du véhicule, puis regardez les pneus, et faites osciller le capot et la portière de la valise afin de vérifier qu'ils sont fixes. Penchez-vous également pour vérifier les fuites potentielles d'huile. Ensuite, pénétrez dans le véhicule.

Les habitudes de préconduite : une fois dans le véhicule, la porte fermée, faites ceci dans l'ordre (essayez d'en faire un automatisme d'ici l'examen) : mettez la clef immédiatement dans le contact, verrouillez la porte, ouvrez votre fenêtre d'un demi-pouce (vous pouvez tourner la clef si les fenêtres sont électriques, mais ne démarrez pas), assurez-vous qu'aucun objet n'est libre autour de vous (si l'évaluateur met ses papiers sur le dessus du tableau de bord, spécifiez-lui que ce n'est pas prudent et qu'il vaudrait mieux les enlever de votre champ de vision), ajustez votre siège (la bonne distance correspond à : tendez vos bras au-dessus du volant, puis laissez-les tomber sur le volant - vos poignets devraient être collés contre le volant), ajustez vos trois rétroviseurs (central, gauche et droit - vous devriez voir une partie du côté de la voiture dans les rétros extérieurs, lorsque votre tête est bien droite contre le siège) et attachez votre ceinture. Un point bien crucial ici : si tout est déjà ajusté, faites semblant de le faire ; désajustez votre siège et réajustez-le, même chose pour les rétroviseurs. L'évaluateur doit sentir que vous savez quoi faire.

Le point d'interrogation Tecnic : la méthode Tecnic spécifie un point d'interrogation en tant que truc mnémotechnique pour mémoriser les étapes du démarrage. Vous remarquerez que votre main droite trace un point d'interrogation fictif lors de la manoeuvre suivante : pied sur le frein, démarrez le moteur, mettez les essuie-glaces/phares/dégivrage s'il y a lieu, mettez un minimum de ventilation adaptée à la température du véhicule, levier de vitesse à R ou D (selon la position de l'auto), puis retirez le frein de stationnement. Encore une fois ici, si le frein de stationnement, par exemple, n'est pas déjà levé, touchez-lui (au frein, pas à l'évaluateur) pour faire comprendre à l'évaluateur que vous savez que ça fait partie des étapes. S'il pleut ou que l'environnement est le moindrement généralement nuageux, activez les phares.

Prêt à partir : pas si vite. Regardez physiquement partout autour du véhicule, ce qui signifie : tournez votre torse complètement pour vérifier les obstacles partout autour. Ensuite, activez le clignotant si vous avez à tourner (toujours, en reculant ou en avançant) afin d'aller dans la direction demandée par l'évaluateur partial. Vous aurez probablement ici à faire un virage. La technique du virage sera couverte par un point suivant. Appliquez-la à chaque virage, dont le tout premier (histoire de bien commencer). Petit rappel : la limite de vitesse est de 15 km/h dans les stationnements.

À propos du reculons : lorsque vous avez à reculer, laissez toujours votre pied au-dessus du frein. Autrement dit, n'utilisez jamais la pédale d'accélération en reculant. Retournez complètement votre torse, en mettant votre bras droit derrière le siège du passager, et en utilisant le volant avec votre bras gauche. Regardez un peu partout en arrière en reculant et, environ à chaque deux ou trois secondes (c'est souvent, mais c'est comme ça), freinez, retournez-vous pour vérifier les nouveaux obstacles à droite, en face et surtout à gauche (et angle mort gauche) du véhicule. Ne reculez jamais sans regarder en arrière (ne faites pas l'erreur de reculer en regardant les rétroviseurs). Encore une fois, n'oubliez jamais vos clignotants en reculant.

Notions de clignotants : les clignotants doivent être mis en tout temps lorsque vous tournez significativement le volant. La règle est simple : mettez les clignotants du côté où vous tournez le volant. Ceci signifie qu'en reculant, si vous tournez le volant vers la droite pour entrainer le devant de la voiture vers la gauche, mettez vos clignotants à droite (puisqu'après tout, le véhicule va vers la droite globalement). Les distances de clignotants avant les virages seront couverts plus loin.

Prudence avant tout : n'oubliez jamais que vous pilotez une véritable machine à tuer des gens. L'évaluateur veut s'assurer que vous êtes sérieux dans votre prudence. Aussitôt qu'il y a des piétons/cyclistes/etc. en face ou sur le côté, ralentissez et freinez au besoin afin que ceux-ci soient assez loin devant (5 mètres). Lorsque vous attendez qu'un piéton traverse en face de vous à un arrêt, par exemple, assurez-vous qu'il touche au trottoir ou au terreplein avant de repartir.

Déplacement en ligne droite : tenez le volant à « 10h10 », c'est à dire votre main gauche à 10h et votre main droite à 10 minutes (par rapport à une horloge). Vos pouces devraient être sur la surface visible du volant, au long, et non comme si vous serriez le volant. Ceci témoigne effectivement d'une personnalité détendue, car le stress fait souvent tendre les muscles et serrer les objets tenus. Assurez-vous de toujours regarder au loin, pour bien voir ce qui s'en vient : couleur des feux de circulation, zones de vitesse, arrêts, piétons, densité de circulation. Ce genre de réflexe s'apprend rapidement en conduisant quelques fois et en y portant bonne attention. Votre vitesse doit se tenir à ± 5 km/h de la limite de vitesse dans la zone où vous êtes. Beaucoup d'évaluateurs sont particulièrement friands de limite de vitesse et observent contamment l'odomètre. Rouler lentement est autant punissable que rouler trop vite. Faites attention aux pentes négatives ! Le véhicule a tendance à accélérer et vous pouvez facilement vous retrouver en bas à 75 km/h. Ceci peut être un échec instantané. Freinez doucement au cours de la descente afin de conserver une vitesse régulière et suffisante. Vérifiez votre rétroviseur central aux 5-6 secondes. Lorsque vous êtes en mouvement, la distance entre vous et la prochaine voiture dans votre voie devrait être d'environ 2-3 secondes. Pour moi, scientifique, une distance exprimée en secondes ne fait aucun sens. Mais dans la mesure où l'on considère que vous avez une vitesse (en mètres par seconde), une distance en secondes correspond simplement à un multiple de votre vitesse en mètres. Trois secondes à 50 km/h (ou 13,89 m/s) correspond à 41,67 m. Le meilleur truc est celui-ci : observez un objet à côté duquel la voiture suivie passe, puis comptez jusqu'à 3. Si vous n'avez pas encore dépassé l'objet en question, vous étiez « plus loin » que 3 secondes, et vis versa. Lorsqu'arrêté, assurez-vous de voir les pneus arrières et quelques pouces d'asphalte sous ceux-ci de la voiture en face.

Ralentissements : avant tout ralentissement (freinage), regardez votre rétroviseur central pour constater ce qui vous regarde freiner. Votre ralentissement devrait être doux et progressif, et non brusque (l'évaluateur ne veut pas se faire violenter).

Arrêt : lors d'un arrêt (à une signalisation octogonale rouge), balayez bien visuellement l'environnement qui s'en vient tout en freinant progressivement. Regardez à gauche, à droite, puis à gauche. Observez particulièrement d'avance l'ordre des voitures qui se présentent s'il s'agît d'une intersection à 4 arrêts. Observez aussi si la voie transversale possède des arrêts. Vérifiez aussi s'il y a des piétons ou cyclistes (ou motoneigistes/parachutistes, selon votre région). S'il y a une ligne d'arrêt : regardez-la disparaître sous votre tableau de bord et, aussitôt qu'elle n'est plus, immobilisez le véhicule. S'il n'y a pas de ligne d'arrêt, arrêtez-vous à 1 m de la bordure de la rue transversale (ou faites preuve de logique afin de laisser suffisamment de surface aux piétons potentiels et de pouvoir bien les voir). L'arrêt est complet une fois que les suspensions avants se décompressent, c'est-à-dire après le « petit coup » donné par le véhicule (le même petit coup qui est un peu agressant en autobus). Pas besoin de compter jusqu'à 3... c'est d'un ridicule. Si vous attendez après le petit coup, vous prenez trop de temps et les autres voitures arrêtées à l'intersection peuvent interpréter ce geste comme un accord de laissez-passer. Si la voie transversale ne possède pas d'arrêts, certains obstacles visuels comme des voitures stationnées ou des arbustes vous empêche probablement de voir de façon sécuritaire si des véhicules s'en viennent d'un côté ou de l'autre. Dans ce cas particulier (et croyez-moi que l'évaluateur va vous en faire subir un), après votre premier arrêt, avancez-vous légèrement et doucement, pied sur le frein, afin de vérifier correctement les dangers potentiels. Si tout est beau, repartez, sinon attendez. Ceci est connu comme étant un « deuxième arrêt » et la plupart des civils ne le font pas puisqu'ils font leur premier arrêt déjà beaucoup trop loin. En fait, vous remarquerez que lesdits civils ne font pas de véritable arrêt immobile (lorsqu'ils en font un). En repartant, revérifiez rapidement gauche-droite-gauche. Pour tout ce qui est relatif aux virages, voir plus loin. Si vous n'aviez pas priorité à l'arrêt, laissez le véhicule prioritaire passer complètement et allez y.

Arrêt d'autobus scolaires : ne les négligez pas ! Ils sont plus importants que les arrêts ordinaires (d'ailleurs, si ma mémoire n'est pas corrompue, cette erreur vaut 9 points de démérite au Québec (et une amende très salée), contre 3 pour un arrêt simple brûlé), puisqu'ils signifient beaucoup de danger ambulant un peu partout (comprendre : des maudits enfants). Si l'autobus scolaire est directement après une intersection, ne la traversez pas. Demeurez à l'intersection jusqu'à-ce que son arrêt mécanique se ferme. Effectivement, si vous traversez l'intersection, vous serez trop proche de l'autobus, et si vous n'avancez qu'un peu, vous serez en plein centre de l'intersection, ce qui est une faute très grave. S'il est assez loin de l'intersection, vous pouvez la traverser et vous immobiliser à une bonne distance (5 m à 10 m) de celui-ci. Patientez... lorsque son arrêt mobile disparaît, l'autobus devient un véhicule sans priorité particulière et vous pouvez avancer.

Un arrêt n'est pas un gage de sécurité : si vous n'avez pas d'arrêt à effectuer, n'en faites pas. Freiner dramatiquement ou totalement n'implique pas un accroissement automatique de sûreté routière. Quelques exemples où il ne faut pas s'immobiliser : aux feux de circulation lorsqu'on peut tourner et qu'on a la priorité ; aux intersections sans arrêt lorsqu'on désire tourner et qu'on s'assure d'avoir la priorité ; aux « cédez le passage » (qui seront couverts plus loin) lorsqu'il n'y a pas de danger.

Passages à niveau : aussi connus sont l'appellation « track de train », assurez-vous simplement de ralentir un peu (très légèrement) puis de vérifier, un peu avant de les traverser, à gauche et à droite sur le chemin de fer.

Feux de circulation : ces lumières peuvent représenter une partie difficile de l'examen. Plusieurs types existent : feux pleins, flèches dans une direction particulière et ainsi de suite. Dans tous les cas, lorsque vous pouvez traverser et que les feux sont vert, préparez-vous toujours à l'éventualité de freiner rapidement s'ils deviennent jaune. Servez-vous de votre jugement pour déterminer si vous avez le temps ou non de traverser si la lumière tourne jaune. Si vous voyez que vous avez assez de surface pour freiner à la bonne distance de la ligne d'arrêt, faites-le. Traverser un feu jaune devrait en fait être inévitable : vous vous faites prendre par surprise alors que vous avez déjà dépassé la ligne d'arrêt. Si vous avez à le traverser, montrez à l'évaluateur que vous en êtes conscient en retirant brusquement votre pied de l'accélérateur (sans freiner, relâchez simplement la pédale d'accélération). Une fois le feu dépassé, retrouvez les quelques km/h perdus. Maintenant, trois scénarios sont possibles aux feux de circulation : tourner à gauche, tourner à droite ou continuer. Continuer a déjà été couvert. À noter, toutefois, que si vous continuez tout droit, prenez quand même la peine de vérifier à gauche et à droite s'il y a un véhicule d'urgence (ou un fou, ou une femme enceinte) qui arrive sur la route transversale. Tourner à gauche est votre pire ennemi, et tourner à droite n'est pas si pire. Dans tous les cas, si vous devez tourner, assurez-vous d'être déjà dans la bonne voie pour le faire. L'évaluateur ne vous dira probablement pas de changer de voie... mais il va vous annoncer de tourner à droite « dans deux lumières », par exemple, ce qui vous laisse amplement le temps pour changer de voie. Ne soyez pas pressé. Effectuez un changement de voie sécuritaire (les changements de voies sont couverts par un point subséquent), sans vous hâter, puisque la distance entre deux feux de circulation est assez grande. Habituellement, si vous avez à tourner à gauche, rendez-vous sur la voie la plus à gauche (parfois, sur les grands boulevards, une voie de gauche additionnelle s'introduit juste avant les feux ; ceci signifie parfois que deux voies sont disponibles pour tourner à gauche... dans tous les cas, prenez celle-ci). Ensuite, vous serez soit confronté à une lumière verte pleine (un rond vert plein), une lumière verte clignotante ou une flèche vers la gauche verte. Dans les deux derniers cas, ne vous posez pas de question : vous avez priorité. Effectuez un virage vers la voie correspondante de la route transversale. Par la suite, et ceci est un point très important, changez de voie, à l'intérieur de 10 secondes, vers celle immédiatement à droite. L'évaluateur ne vous le demandera pas, mais mon tuteur chez Tecnic a insisté sur ce point. Si la lumière verte est pleine, demeurez à la ligne d'arrêt tant qu'il n'y a plus de voitures dans le sens opposé de la même route qui traversent. Ne vous avancez pas en plein milieu de l'intersection comme le font les civils, puisque s'il y a énormément de voitures qui traversent dans le sens opposé, la lumière deviendra rouge et vous bloquerez tout le monde (tel un imbécile). Évitez ces situations embarassantes et restez prudent. Si vous tournez à droite, soyez dans la voie de droite, et tournez aussitôt que la lumière est verte (il n'y a pas de danger ou d'histoire de priorité). Ceci dit, bien que vous devez tourner dans la voie correspondante, donc la voie de droite de la route transversale, il y a certains boulevards où des véhicules sont stationnés sur la voie de droite. Si vous tournez dans « votre voie », à ce moment-là, vous vous retrouvez immobilisé directement en arrière de voitures stationnées et vous avez à changer de voie de toute façon. Observez bien si un tel cas est imminent avant de tourner à droite, et si tel est le cas, tournez directement dans la voie centrale de la route transversale (du moins, celle à gauche de la voie de droite). Soyez attentif ! Aussi, attention aux changements rapides de couleur. Si la lumière tombe verte, regardez-la souvent pour vous assurer qu'elle demeure verte. J'ai vu des intersections où la lumière verte s'étend sur une durée à peine suffisante pour laisser tourner deux voitures. Si vous êtes la troisième, vous vous engagez alors volontairement sur une jaune, ce que l'évaluateur détestera.

Virages : ce paragraphe concerne autant les virages aux arrêts, aux feux de circulation ou à tout moment où vous avez à tourner d'environ 90°. La procédure est toujours la même. Observez ce qui s'en vient, puis, juste avant de commencer à tourner le volant, regardez votre angle mort. Les angles morts doivent être vérifiés en tournant seulement la tête (et non le torse comme en reculant), dans les fenêtres des passagers arrières, pendant une fraction de seconde mais assez pour que l'évaluateur comprenne que c'est ce que vous vérifiez. Ce n'est pas un réflexe au départ, mais ça le devient rapidement, puisqu'un objet situé dans votre angle mort est très dangeureux. Aussitôt que vous avez à faire tourner le véhicule quelque part, vérifiez l'angle mort. Par la suite, tournez le volant en accélérant progressivement. Le volant doit être tourné en croisant les mains, et celles-ci doivent être croisées après le virage. Prenez la surface nécessaire pour virer, sans empiéter dans le sens opposé ou dans une autre voie. Une fois le virage effectué, lâchez le volant et accélérer progressivement pour le faire retourner à sa position nominale automatiquement. En d'autres mots, ne le tournez pas physiquement à nouveau pour le remettre droit. Ceci se fera par soi-même grâce à l'accélération du véhicule sur les roues. Vos mains devraient rester à 10h10 et le volant devrait glisser naturellement sur vos paumes. Un peu de pratique suffit pour réussir cette manoeuvre. Pendant votre virage, vous devriez attraper 15 km/h en tournant à droite et 20 km/h en tournant à gauche. Si vous avez à faire un virage sans arrêt (à une lumière déjà verte à l'approche de feux de circulation ou à une intersection sans arrêt), ralentissez à l'une des deux vitesses prescrites et virez sans vous immobiliser. Regagnez par la suite la vitesse de la zone. N'oubliez pas la vérification de l'angle mort avant les virages dans les toutes les situations suivantes : aux intersections, aux feux de circulation, aux « cédez le passage », dans les stationnements lorsque vous tournez, en sortant/entrant d'un commerce ou d'une entrée. Pendant les virages aux feux de circulation, lorsqu'en plein milieu de l'intersection, vous devriez également jeter un coup d'oeil à droite si vous tournez à gauche et vis versa. Ceci permet de vérifier si un véhicule d'urgence ou autre arrive rapidement dans le même sens que nous. Suite à chaque virage, vérifiez votre rétroviseur central pour constater la nouvelle situation routière. Et n'oubliez pas les clignotants ! D'ailleurs, puisqu'on en parle, les clignotants doivent être activés environ trois terrains résidentiels avant le virage souhaité. Du moins, il ne doit pas y avoir d'ambiguïté pour ceux qui vous suivent. Si vous deux routes transversales sont très près l'une de l'autre mais que vous avez à virer sur la deuxième, activez le clignotant une fois la première traversée. Ce n'est que du « gros bon sens ».

Changements de voie : présentation du RACRA. Le RACRA est l'acronyme préféré de Tecnic, qui signifie simplement « rétro, angle mort, clignotant, rétro, angle mort ». Il s'agît en fait de la série d'étapes à suivre pour changer de voie. Vérifiez d'abord dans votre rétroviseur central si le véhicule derrière immédiat dans la voie où vous désirez aller est là. S'il l'est, vous avez assez d'espace pour vous placer dans la nouvelle voie. Regardez votre rétro extérieur du côté de la nouvelle voie, puis son angle mort, activez le clignotant, refaites rétro, angle mort, et commencez progressivement, s'il n'y a toujours pas de danger, à converger vers la nouvelle voie. Faites attention de ne surtout pas ralentir avant ou pendant la manoeuvre. Accélérer est en fait une bonne chose, mais ne dépassez pas pour autant la limite de vitesse ! Désactivez le clignotant une fois les quatre roues de votre véhicule dans la nouvelle voie. Dans tous les cas, pendant l'examen, la clef est de ne pas être pressé. L'évaluateur ne vous fera pas changer de voie pour vous faire tourner 100 mètres plus loin. Attendez votre place, ne coupez personne. Autres points importants : ne changez pas de voie en plein milieu d'une intersection, ne traversez pas une ligne pleine, évitez de changer de voie en pleine courbe (la technique est plus difficile, sans être trop sérieuse), et ne changez pas de plusieurs voies à la fois ! Si vous avez à changer deux fois de voie, faites-le en deux coup, en répétant l'ensemble de la procédure chaque fois.

Sortie des voies de circulation : si vous avez à entrer dans un stationnement d'un commerce ou dans une entrée, assurez-vous d'abord de respecter la signalisation. S'il y a un arrêt avant l'entrée, faites-le, naturellement. Sinon, il n'est pas nécessaire de s'immobiliser, donc ralentissez à 15 km/h (puisque vous tournerez probablement à droite), puis allez-y. Inutile de répéter (mais je le fais quand même) que vous devez prioriser les piétons/cyclistes sur le trottoir, penser à votre clignotant, vérifier votre angle mort avant de tourner, votre rétro central avant de freiner, et ainsi de suite. Les règles s'accumulent, c'est normal. Adaptez-vous par la suite à la vitesse du stationnement s'il y a lieu.

« Cédez le passage » : la clef des voies convergentes est la vision très active. Tel que mentionné précédemment, une voie convergente (avec le petit triangle rouge et blanc qui pointe vers le bas) n'est pas un arrêt : si vous voyez qu'il n'y a pas de voiture qui arrivent de la gauche sur la nouvelle route, continuez. Par contre, il s'agît d'un virage, donc : clignotant, rétro central avant de freiner à 15 km/h, angle mort avant de réaccélérer, rétro central en réaccélérant. S'il y a trop de voitures qui arrivent de la gauche, immobilisez-vous et attendez. Même chose s'il y a des piétons qui s'amusent à traverser d'un petit triangle de béton à l'autre côté.

Gardez votre calme malgré tout : tout ce que vous avez à perdre, c'est de l'argent et du temps (évaluation + location de voiture s'il y a lieu). Vous pouvez reprendre l'examen trois semaines après un échec. Donc cessez d'être nerveux, car c'est souvent la cause principale d'erreurs que vous ne feriez pas sans ce contexte. Agissez comme si vous aviez déjà réussi l'examen et que vous le faites à nouveau pour le montrer à quelqu'un.

Autoroutes : je ne peux pas officiellement me prononcer sur les techniques d'autoroute puisque mon tuteur a complètement éviter la question, étant donné qu'à Laval, les évaluateurs ne l'évaluent pas. Ceci dit, en y pensant bien, une autoroute n'est qu'un gros boulevard plus rapide. Au début, il y a une rampe qui permet d'y entrer. La limite de vitesse sur ces rampes est habituellement bien indiquée, et elle oscille entre 45 km/h et 55 km/h. Par la suite, soit la voie de la rampe devient une voie d'autoroute (donc vous pouvez simplement accélérer jusqu'à 100 km/h et rester dans cette voie), ou bien elle devient une voie d'accélération afin de vous laisser le temps de changer de voie à gauche. Le changement de voie devrait respecter, d'après moi, les mêmes règles que le changement de voie sur un boulevard. Avant de changer de voie, atteignez une assez grande vitesse puisque les voitures dans la nouvelle voie, qui sont déjà sur l'autoroute, vont probablement à 100 km/h. Considérez aussi que cette voie d'accélération est un gros « cédez le passage ». La « distance » entre vous et le prochain véhicule devrait encore être de 2 ou 3 secondes (puisque que vous allez plus vite, elle sera plus grande que sur un boulevard à 50 km/h). Si vous avez à dépasser, faites-le absolument dans la voie de gauche. En sortant de l'autoroute, vous tomberez sur une voie de décélération sur laquelle vous devez ralentir à la vitesse de sortie (habituellement entre 55 km/h et 65 km/h). Vous tomberez aussi peut-être sur une voie de service, dans tel cas où la limite est de 70 km/h ou 80 km/h. Faites attention aux zones de travaux... la limite de vitesse est habituellement moindre, autour de 80 km/h. Lorsque vous vous déplacez en ligne droite, faites comme d'habitude : vérifiez votre rétro central aux 5-6 secondes.

Stationnement parallèle : je ne suis pas un spécialiste du stationnement en parallèle, mais mon tuteur m'a enseigné une technique systématique qui fonctionne bien, avec les voitures de Tecnic du moins. S'immobiliser côte à côte avec le véhicule derrière lequel vous souhaitez vous stationner, rétros extérieurs côte à côte, à environ un piéton de distance. Pied sur le frein, regardez un peu partout pour tout danger potentiel, puis mettez le levier de vitesse à R. Activez votre clignotant (très important). Ensuite, toujours sur le frein, tournez le volant d'un tour complet dans le sens pertinent, puis commencez à reculer jusqu'à ce que le coin arrière (celui qui n'est pas contre la bordure) du véhicule en face soit aligné avec le rétro extérieur. Freinez, tournez le volant complètement dans le sens opposé, puis continuez à reculer jusqu'à être positionné. Vous pouvez par la suite vous réajuster, en avançant ou reculant, et en prenant soin de tourner le volant complètement afin que les ajustements soient significatifs. Avec un peu de pratique, vous devriez avoir un bon rendement avec cette technique. Rappel pour l'évaluation des stationnements : l'évaluation n'est pas réalisée sur la technique, mais plutôt sur le résultat. Vous pouvez vous réajuster, ce n'est pas pénalisé. Lorsque vous lever le frein de stationnement, l'évaluateur constate votre position. En parallèle, vous devez être à 30 cm ou moins de la bordure de la route, et assez bien aligné.

Stationnement 90° à reculons : beaucoup plus facile, à mon avis, que le parallèle. Il suffit d'avancer le véhicule afin que votre épaule soit égale à la ligne entre la deuxième et la troisième place après celle dans laquelle vous devez vous stationner. Aussi, vous devriez être à une largeur de voiture de distance des derrières de voitures à votre droite ou à votre gauche. Ensuite, pied sur le frein, levier de vitesse à R, clignotant. Commencez à reculer tranquillement de façon à ce que le « coin dangeureux » du premier véhicule après l'endroit où vous souhaitez aller arrive dans la « petite vitre » de la fenêtre arrière. La plupart des fenêtres de passagers arrières sont partitionnées en deux : une qui peut être descendue ou montée, puis une autre fixe. La petite vitre correspond à cette dernière. S'elle n'existe pas sur votre véhicule, regardez dans la partie la plus en arrière de la fenêtre du passager arrière. Le « coin dangeureux », quant à lui, est le coin du véhicule que vous risquez le plus d'accrocher. À titre informatif, si vous êtes déjà stationné de reculons, le coin dangeureux de la voiture à droite est son coin avant gauche et celui de la voiture à gauche, son coin avant droit. Une fois le coin dangeureux dans la petite vitre arrière, donc, continuez à reculer en vous assurant de toujours conserver ledit coin dans ladite vitre. Inévitablement, vous commencerez à faire tourner le véhicule pour bien réaliser le concept. Éventuellement, vous n'aurez pas le choix de le perdre de vue. Lorsque qu'il commence à naturellement quitter la petite vitre, continuez à reculer avec le même angle et alignez vous en regardant en avant souvent (mais toujours sur le frein lorsque vous ne regardez pas physiquement en arrière). Vous devriez être assez profond dans la place de stationnement (fiez vous aux voitures à côté), et entre les deux lignes sur l'asphalte. Encore une fois ici, vous pouvez vous réajuster en avançant et reculant souvent. L'évaluation s'effectue lorsque vous levez le frein de stationnement. L'image suivante montre la position dans laquelle vous devriez être avant de commencer à reculer (remarquez la distance d'une largeur d'automobile en turquoise, la droite bleue montrant l'alignement de la petite vitre avec le coin dangeureux selon vous, ainsi que l'épaule à la hauteur de la ligne entre la deuxième et la troisième voiture suivant votre place) :



Fin de conduite : une fois stationné, vous n'avez simplement qu'à refaire le fameux point d'interrogation Tecnic à l'envers : pied sur le frein, frein de stationnement levé, levier de vitesse à P, fermer la ventilation, les essuie-glaces et les phares (et tout autre accessoire), monter les fenêtres s'il y a lieu, puis éteindre le moteur. Évidemment, pas besoin de réajuster le siège ou les rétroviseurs ici. C'est à ce moment précis que vous saurez si vous avez réussi ou échoué votre évaluation subjective ! Bonne chance.


Points spécifiques à Laval

Comme j'ai passé mon examen de la société à Laval, je liste ici quelques conseils propres à cette succursale. D'abord, voici deux parcours très populaires à Laval pour l'examen pratique : Voir le lien . J'ai personnellement eu le parcours #1 (rouge), et mon tuteur m'avait fait faire le parcours #2 (bleu). À noter que le parcours rouge débute en allant vers Saint-Martin Ouest et le bleu en allant vers De l'Avenir. Grâce à Google Street View, vous pouvez parcourir virtuellement les trajets et remarquer les zones de vitesse, les voies convergentes et autres détails importants.

Attention aux foutues ruelles à deux voies dans le stationnement. Le stationnement des Galeries Laval est muni de quelques petites rues à deux sens. Ceci dit, il n'y en a pas partout dans le stationnement. Donc, quand vous êtes sur une petite voie où il n'y a aucune ligne ou indication et qu'on vous demande de tourner sur une de ces petites rues ; prenez soin de tourner dans la bonne voie, car l'intuition trompe et on a tendance à percevoir celles-ci comme des voies à sens unique et à « tourner carré » (comme lors d'un virage à droite sur une rue résidentielle). Il faut plutôt s'avancer énormément afin d'aller chercher la bonne voie.

Intersection Saint-Martin Ouest et Fleetwood précaire. Dans le parcours #1, vous devez tourner à droite sur Fleetwood à partir de Saint-Martin Ouest. Remarquez que vous n'avez pas d'arrêt, et que tout le reste des gens potentiels à l'intersection en ont. Ralentissez donc pour tourner, mais n'arrêtez pas (à moins qu'il y ait déjà un véhicule engagé dans l'intersection).

Saint-Martin Ouest est à 60 km/h. Oui oui, je vous l'assure. Rouler à 50 km/h est être trop lent.

Une zone de 30 km/h débute juste avant De Chamonix sur Ampère. C'est donc que De Chamonix est aussi à 30 km/h, jusqu'à un peu passé De Saumur, où une pancarte 50 km/h marque la fin de la zone de basse vitesse.

Au coin De Roanne et De la Concorde Ouest, un arrêt permet d'embarquer sur De la Concorde Ouest. Situation particulière qu'il n'y ait pas de feux de circulation ici, mais vous devez être très prudents parce que les gens vont vite sur De la Concorde. Aussi, faites attention, car la voie immédiatement à droite est une voie réservée aux autobus et taxis ; vous devez donc immédiatement tourner dans la voie centrale.

Stationnement sur Laval. Vous remarquerez qu'au coin De la Concorde Ouest et Laval, on voit souvent des véhicules stationnés sur la voie de droite du boulevard Laval. Évitez donc de tourner dans la voie de droite, et prenez plutôt celle du centre directement.

Stationnement sur De l'Avenir. En sortant du stationnement des Galeries Laval pour gagner De l'Avenir dans le parcours #2, il risque d'y avoir des véhicules de stationnés, encore une fois, sur la voie de droite. Changez de voie dès que possible (et sécuritaire) en tournant sur De l'Avenir.

Attention aux cégepiens près du Collège Montmorency. Ça sort de partout ces p'tites bêtes là, comme on dit.

Lumière « flèche vers la droite » sur De la Concorde Ouest et Ampère. Lorsque vous êtes à gauche du Subway, sur De la Concorde Ouest, afin de tourner sur Ampère, la lumière « flèche vers la droite » est un bon exemple de lumière verte qui tourne au jaune trop rapidement. Cette flèche verte fait passer un ou deux véhicules maximum, donc tenez-vous prêt à rester là.


Avec l'espoir que tout ceci puisse vous mener au succès,
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fil
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  • Alpha
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11 Octobre 2009 5:10 PM
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Voici un ajout de gr4vity :


À un moment donne. il y a la possibilité qu'on t'arrête dans un quartier résidentiel (SAAQ Laval) et qu'on te demande : ici. Quel est le danger potentiel qu'il y a? C'est alors que tu vas voir qu'à ta droite, il y aura des autos stationnées et de la une sorti de garage. LE voilà le danger potentiel. Une auto peut sortir d'ici sans qu'on la voie nécessairement.

Aussi, lors du stationnement, il ne faut pas oublier qu'il faut regarder tout autour de vous afin de vous assurer qu'il n'y ait pas de danger autour de votre auto (p;piétons, autre auto, etc.) et que vous fassiez attention à ne pas oublier de signaler AVANT de passer en reculon.

Finalement, même dans un tournant à gauche il faut regarder dans l'angle mort à gauche afin de regarder si jamais il y a un piéton ou un cycliste. Chose que je n’avais jamais faite avant (mais j'ai passé à 89 quand même)...

Une autre petite chose, quand on vous demande de faire à droite et vous voyez que c'est une voie réservée au autobus, n'y allez pas. Rentrez directement sur la voie à côté. Voilà ce que j'avais à rajouter.
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  • lisoriental
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  • Coccinelle 1953
  • Coccinelle 1953
12 Octobre 2009 7:34 PM
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Avant tout merci pour toutes ces precisions et ces conseils je me sent moins seule dans ma galere sachant que d'autres sont passes par la.
Je voulais vous demander une chose seriez-vous pret a me donner une heure de conduite ou plus de votre precieux temps ? heures qui seront remunerees bien sure.Je passe mon examen la semaine prochaine et j'ai l'impression de confronter une montagne.

merci a vous
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  • cclaro
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7 Décembre 2009 8:54 AM
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Merci beaucoup pour ce texte extrêmement pratique. Je m'en vais passer l'examen pour la troisième fois ce matin et je crois que tout ces trucs, ainsi que la pratique que j'ai fait dans les derniers mois vont me valoir (on se croise les doigts) une réussite.

Vraiment, très pratique ton texte, surtout pour ceux, comme moi, qui n'ont pas pris les cours pratique.

Bonne journée!
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  • sircharlo
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5 Janvier 2010 5:51 PM
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Merci pour ce merveilleux guide !
Je m'en vais passer mon test dans une semaine à Longueuil, et je suis stresssséééé !!!

Mais avec ces bons conseils, tout devrait bien se passer Heureux
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  • Mini
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9 Janvier 2010 2:11 PM
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Savez-vous si on vérifie la conduite sur l'autoroute dans l'examen pratique?
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  • sircharlo
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15 Janvier 2010 1:08 PM
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OH YES !!!

J'ai réussi mon examen pratique ! Tout a été super bien.

Un petit rappel pour tous: PRENEZ VOTRE TEMPS et NE PANIQUEZ PAS.

Mon évaluatrice était très gentille, mais quand même distante et professionelle. Au point d'être épeurante.

Exemple:

Elle écrit une note dans ses feuilles.
Elle dit: "À la prochaine intersection, nous allons tourner à gauche."
Moi: "OK"
Je tourne.

Elle barre la note qu'elle venait d'écrire...

Et là, je suis comme, "Ah mer**, qu'est-ce qu'elle a écrit ? Elle a dit que je ne suis pas sécuritaire, que je suis un danger public, elle va me couler !"

Mais finalement, tout a bien été, car je me forçais à rester calme. Sinon j'aurais rapidement perdu les pédales... (Excusez le jeux de mots)

Donc, simplement dit, SOIS CALME.
Tout va bien aller. Cool

^^ Non, moi je n'ai pas fait d'autoroute à mon examen...
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  • Alpha
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15 Janvier 2010 5:50 PM
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Félicitation Sircharlo !

Bienvenue sur nos routes et reste toujours aussi calme au volant.
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  • sircharlo
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15 Janvier 2010 5:57 PM
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Merci !

Et, oui, c'est dans mes plans de rester calme Très heureux

C'est quand on s'énarve qu'on fait des gaffes et des conneries.
^^ excusez les Québecoismes Clin d'oeil
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  • youshe
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29 Juillet 2010 9:11 AM
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J'aimerais connaître les étapes en ordre pour réussir un stationnement en pente montante et descendante ? S'il faut se faire sur le P ou sur le Neutre avant de placer les roues ?
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  • Karry
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2 Novembre 2010 5:44 PM
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je passe mon examen bientot et je ne sais pas me parker en parrallele et je voudrai savoir si je peu passer l'examen ou si je le coule
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  • Alpha
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3 Novembre 2010 5:38 PM
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Karry a écrit:
je passe mon examen bientot et je ne sais pas me parker en parrallele et je voudrai savoir si je peu passer l'examen ou si je le coule


À Montréal, il y a de fortes probabilités que tu échoues, mais dans une petite ville en région, la SAAQ demande de stationnées de reculon entre deux voitures dans un stationnement de centre d'achat.
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  • Karry
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5 Novembre 2010 1:36 PM
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Je vie a Sorel-Tracy
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  • Alpha
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5 Novembre 2010 5:43 PM
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Donne-nous des nouvelles après ton examen, j'aimerais savoir comment ça se passe à Sorel.

J'habite Joliette donc je suis ton voisin.
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  • serge_saati
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5 Novembre 2010 10:12 PM
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Pour te pratiquer à stationner, joue à ce jeu: Voir le lien
C'est très utile, car le principe est le même.
Faut aussi se pratiquer avec les mirroirs.
___________________________________________________.
2002 malibu ls 3.1l ohv
2002 taurus se 3.0l ohv
1998 windstar lx 3.8l ohv (vendue)
1995 cutlass supreme s 3.1l ohv (vendue)
2004 accent gs 1.6l dohc manuelle (vendue)
2002 crown victoria police interceptor 4.6l sohc (vendue)
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  • Karry
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16 Novembre 2010 7:06 PM
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jai reussi mon examen Heureux
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  • serge_saati
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16 Novembre 2010 7:47 PM
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Cool, c'est bien! Tu peux aller sur la route!
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  • Alpha
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17 Novembre 2010 5:51 PM
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Bravo Karry !!!
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25 Février 2011 7:13 PM
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Désolé de faire revivre un topic aussi vieux, mais je tiens à dire que grâce à ce topic j'ai réussi a passer mon examen de conduite! Pourtant, il serait bien si l'on rajoutait certaines information tel que :

À un moment donne. il y a la possibilité qu'on t'arrête dans un quartier résidentiel (SAAQ Laval) et qu'on te demande : ici. Quel est le danger potentiel qu'il y a? C'est alors que tu vas voir qu'à ta droite, il y aura des autos stationnées et de la une sorti de garage. LE voilà le danger potentiel. Une auto peut sortir d'ici sans qu'on la voie nécessairement.

Aussi, lors du stationnement, il ne faut pas oublier qu'il faut regarder tout autour de vous afin de vous assurer qu'il n'y ait pas de danger autour de votre auto (p;piétons, autre auto, etc.) et que vous fassiez attention à ne pas oublier de signaler AVANT de passer en reculon.

Finalement, même dans un tournant à gauche il faut regarder dans l'angle mort à gauche afin de regarder si jamais il y a un piéton ou un cycliste. Chose que je n’avais jamais faite avant (mais j'ai passé à 89 quand même)...

Une autre petite chose, quand on vous demande de faire à droite et vous voyez que c'est une voie réservée au autobus, n'y allez pas. Rentrez directement sur la voie à côté. Voilà ce que j'avais à rajouter.


Bonne chance pour les futurs conducteurs.
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  • Alpha
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26 Février 2011 8:08 AM
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Je n'ai pus l'ajouté directement dans le texte de départ, mais ton message suis immédiatement après.
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